Eygurande-et-Gardedeuilh Au coeur de la forêt de la Double

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Assises de la Double.

Les premières assises de la Double se sont déroulées le 19 novembre 2016 à SAINT BARTEHELMY DE BELLEGARDE en présence de Mr le Préfet de la Dordogne, de Mr le Sous-Préfet de secteur, du Président du Conseil Départemental Germinal PEIRO, des deux Députés et des Conseillers Départementaux concernés.
Tous les Maires des communes de la Double étaient invités ainsi que les Présidents de l’Intercommunalité, les représentants d’associations et les représentants du monde culturel ou économique locaux.

  • Ces assises, organisées à l’initiative de Mr LOTTERIE, avaient pour but de réunir tous les acteurs du territoire de la Double afin de réfléchir sur les problématiques existantes communes à l’ensemble de nos villages et sur les perspectives d’avenir que nous pouvons mettre en œuvre au travers des contrats de ruralité.
  • Quatre thèmes étaient proposés : le patrimoine, le tourisme, l’économie, les mobilités et l’école.
  • Etant vice-président de la communauté de communes ISLE DOUBLE LANDAIS chargé du tourisme, je pensais, lorsque MR LOTTERIE m’a demandé d’animer un atelier, que ce serait sur ce thème.
  • Ma candidature pour participer aux travaux de Périgord Numérique, syndicat départemental créé pour installer le très haut débit sur le territoire, ayant été rejetée en conseil communautaire, je n’imaginais pas, bien que ce thème me soit cher, que je serai l’élu choisi pour animer un atelier comportant entre autres l’accès au numérique. En effet, dans "mobilité" il y avait inclus l’accès au numérique, les voies de communication et la carte scolaire.
  • J’ai donc essayé, dans mon discours introductif, de mettre en avant les manques flagrants de connexions informatiques ou téléphoniques sur notre secteur et les différences de traitement qui existent entre des territoires du département, différences de moins en moins admises et comprises par les administrés.
  • Puis, s’en est suivi une réflexion sur la place des nouvelles technologies de communication dont je vous livre quelques passages.
  • "C’est l’accroissement considérable des usages permis par les connexions et les outils qui a commencé à changer notre société en quelques années. Nous sommes dans ce que l’on appelle la troisième révolution industrielle qui provoque une transformation de la société dans laquelle nous vivons.
  • L’emploi, l’enseignement, l’aménagement du territoire, l’économie, entre autres, changent grâce ou à cause du numérique.
  • Dans nos zones rurales peu ou pas desservies, cela est très mal vécu par nos administrés qui se sentent considérés comme des citoyens de seconde zone. En effet, comment assurer le maintien de nos populations et celui de donner envie de s’installer dans nos villages en l’absence de l’accès à ces technologies rendues indispensables d’une part par les obligations qui nous sont faites de les utiliser (signature électronique, dématérialisation, demande en tout genre) et d’autre part par le recul des services de l’état dans nos campagnes.
  • Quand on sait qu’il nous faut parfois 10 minutes à un quart d’heure pour simplement ouvrir notre messagerie, imaginez le temps que met la secrétaire de mairie pour télétransmettre les dossiers importants.
  • La déclaration d’impôt, consulter ou gérer son compte en banque, demander un acte d’état civil, faire ses réservations et ses achats… en très peu de temps, nos comportements et nos besoins ont changé.
  • Une maison où l’accès internet et la réception du mobile sont défaillants aura du mal à se vendre ou à se louer. Il en est de même pour une majorité de touristes qui veulent bien venir dans nos campagnes mais en étant connectés.
  • Je suis élu depuis 2001, j’ai interpellé l’ARCEP (agence de régulation des communications téléphoniques et postales) pour la première fois en 2002, le département plusieurs fois soit par courrier, soit lors de réunions, soit par la presse, les services de l’état, notre député Mr DEGUILHEM, notre sénateur Mr CAZEAU puis Mr BERRIT DEBAT et je n’ai jamais, je dis bien jamais eu de réponse me donnant une date de prévision d’amélioration de nos réseaux.
  • Cela laisse à penser que le maillage du territoire n’a pas été élaboré et que la situation que nous vivons risque de perdurer d’autant que les finances qui auraient dû permettre ces installations voici déjà 4 ou 5 ans seront plus difficiles à mobiliser aujourd’hui.
  • Lancé en 2013 par l’Etat, le plan France Très Haut Débit vise à couvrir l’intégralité du territoire en très haut débit d’ici 2022, c’est-à-dire proposer un accès à internet performant à l’ensemble des logements, des entreprises et des administrations.
  • En Dordogne, à ma connaissance, Périgord Numérique commence juste à installer la fibre. Comme pour l’accès à la téléphonie mobile, l’accès au très haut débit internet jusqu’à 36 000 communes est une condition nécessaire au développement équilibré du territoire national. L’aménagement numérique est un enjeu national dont les territoires ruraux ne peuvent être exclus."
  • L’après-midi des assises de la double étant consacrée aux tables rondes, une par thème, nous devions lors de ces confrontations d’idées essayer de dégager des projets structurants pour le territoire qui pourraient mobiliser des fonds au travers des contrats de ruralité.
  • En ce qui concerne l’atelier que j’animais, nous avons proposé :
  • 1 – qu’un échéancier de la cartographie du numérique sur le territoire soit communiqué aux élus
  • 2 – que toutes les mairies du département soient connectées afin de mettre à disposition ces outils à la population
  • 3 – en ce qui concerne la téléphonie mobile, faire pression auprès de nos grands élus, députés et sénateurs, pour que par la loi ils fassent cesser le racket que constitue les abonnements dans nos zones rurales où nous payons très cher pour un minimum alors que dans les zones urbaines c’est l’inverse
  • 4 – pour l’école, nous pensons qu’il serait intéressant, en collaboration avec l’éducation nationale, de réfléchir sur les dysfonctionnements qui poussent de plus en plus de parents à retirer leurs enfants de l’école publique et d’essayer d’y remédier.
  • De plus, le constat qui est fait sur la fermeture de classes ou d’écoles montre que souvent seule une approche mathématique du nombre d’élèves motive ces fermetures et, là encore, il est demandé d’avoir une visibilité sur plusieurs années, 3 ans minimum, afin de pouvoir s’organiser.
  • Nous regrouper, pourquoi pas dès l’instant où l’on part de l’intérêt de l’enfant et non pas d’une approche strictement comptable de ces fusions.
  • Dans notre cas, et pour y avoir déjà réfléchi, seule la construction d’une école moderne, connectée à SAINT BARTHELEMY DE BELLEGARDE pourrait permettre de garder nos enfants sur notre territoire.
  • Problème : qui finance ? Monsieur le Sous-Préfet nous a assuré de son soutien et, sans donner de pourcentage exact, a laissé entendre que les constructions d’écoles seraient largement subventionnées. Dossier à suivre.
  • Et, pour conclure sur une note un peu provocatrice, j’ai demandé au Sous-Préfet, à titre personnel, si nous pouvions envisager, dans un avenir proche, un ministère de la ruralité.
  • Il nous faut espérer maintenant que les actes suivront les paroles et que notre territoire prendra le train de la modernité tout en gardant ce pourquoi nous nous battons à savoir la beauté de ses paysages, la douceur de vivre et le maintien de ses populations.

Le Maire

Guy Piedfert



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