Eygurande-et-Gardedeuilh Au coeur de la forêt de la Double

logo du site
  • Eygurande-et-Gardedeuilh
  • Eygurande-et-Gardedeuilh
  • Eygurande-et-Gardedeuilh
  • Eygurande-et-Gardedeuilh
  • Eygurande-et-Gardedeuilh

Accueil du site > Vie de la Commune > Présentation de la commune

Présentation de la commune

EYGURANDE GARDEDEUILH

Commune rurale de 400 habitants pour une superficie de 3560 ha dont 2240 ha de bois et forêts, elle est née de la fusion de 2 Communes Eygurande et Gardedeuilh qui ont été réunies par ordonnance Royale le 21 septembre 1827 le chef-lieu est fixé à Eygurande.
Situé au Nord-Ouest de Montpon, dans la Double, le site fut probablement occupé à l’époque gallo-romaine.

Étymologie  :

Le Nom d’Eygurande est attesté par son église dès le XI° siècle Sanctus Stéphani et AYGURANDA. Le changement de « AY » en « EY » apparait en 1315. Il se compose de deux mots d’origine gauloise : équa correspondant au latin aequa « Juste » et randa « limite », « frontière ». Il est probable que l’initiale AY soit issu du mot AQUA. Le nom pourrait alors être compris comme « limite des eaux ».
GARDEDEUILH est relevé à la fin du XI° siècle dans le nom d’un prieuré,Sanctus Léonardus de Gardanel puis au XVI° siècle dans Prieuré de Gardanels.
Le nom est probablement composé de l’occitan Garda « tour de Garde » et d’une forme ancienne (del) de Dieu. Le nom a sans doute été rapproché de deuil, qui, dans ce cas, n’a rien à voir avec l’affliction. Il est l’aboutissement d’un gaulois devo (divin) suivi de calo (clairière).
Gardedeuilh était anciennement une ville nommée « VILLECOUR » qui aurait été détruite par les barbares.

L’Eglise Saint Etienne d’EYGURANDE

eglise eygurande et gardedeuilhDonnée à l’Abbaye de Baynes vers la fin du XI° siècle parRénald de Tiviers (1051-1099) Evêque de Périgueux. En ruine auXVII° siècle, (« Sanctuaire lambrissé nef de torchis sous lambris » dit une visite canonique du diocèse en 1688) elle fût rebâtie au XIX° siècle en conservant dans l’élévation sud quelques morceaux de murs anciens. Nef dans le style néo-roman, chapelles latéraleschœur polygonal sont surmontés d’un clocher ; porte moderne à flèche de pierre. L’une des chapelles est dédiée à la vierge, l’autre à Saint Joseph.

La Chapelle de Gardedeuilh

chapelle GardedeuilhC’est dans le pays de la Double, autrefois à moitié caché par de grands arbres qui couronnaient la colline sur laquelle elle avait été élevée que se situe la Chapelle Saint Léonard de Gardedeuilh.
L’évêque Guillaume d’Auberoche (1104-1129) remis à l’Abbaye de Baynes, Saint Léonard de Gardedeuilh ou plusieurs Seigneurs duPérigord paraissent avoir eu des droits.
De l’ancienne Chapelle du XII° siècle il ne reste rien. En ruine au début du XIX° siècle, elle fut réédifiée en 1894 sur l’emplacement de l’ancienne, et il semblerait que dans les bases des murs de cette nouvelle petite église, on aurait conservé des vestiges de l’ancien édifice.
En ce qui concerne l’histoire liée à sa construction, les documents nous disent que cette chapelle fût élevée pour servir de reposoir au corps du Roi Saint-Louis, lorsqu’il fut rapporté de Tunis ou bien pour commémorer un arrêt qui eut lieu à cet endroit pendant le transport du corps.

Ce qui fit dire pendant des siècles de légende que cette chapelle continuerait à jamais à « garder deuil » du grand Roi.
Cependant, d’après GuillaumeNangis, dans son livre d’histoire de France, il ne faut attribuer ceci qu’à une légende et non à une réalité historique. En effet, le corps de SaintLouis n’a jamais traversé la Double. C’est par la Sicile où le cortège funèbre débarquaàTRAJANI, puis à travers l’Italie que le corps du Roi arriva à Paris le 20 mai 1271.
En ce qui concerne les boiseries ou le retable de l’autel, nous voyons représenté en sculpture le diacre de Saint Léonard, dans les fers, en prison, celui-ci étant de par tradition le Saint Protecteur des prisonniers.
Peu de temps après la reconstruction de la Chapelle, l’abbé Gorse, en 1898, alors curé d’Eygurande Gardedeuilh, eut la joie de bénir une statue de la Sainte Vierge, reproduction de Notre Dame des Victoires à Paris, « amenée alors sur un chariot fleuri, traîné par cinq pairesdebœufs et placée dans une niche au fronton de la Chapelle de Gardedeuilh.
La cloche porte d’inscription suivante en lettres gothiques :
“ SancteLéonardoorapro nobis. L’An MCCCCCXIII (1513)”



Site réalisé en SPIP pour l'AMRF